Politique et reglementation
Question de :
M. Reymann Marc
- Union pour la démocratie française
M Marc Reymann attire l'attention de M le secretaire d'Etat aupres du Premier ministre, charge de l'environnement, sur l'indispensable renforcement de la directive Seveso. Il s'avere en effet que l'accident de Sandoz a Bale a permis de constater les insuffisances de la directive relative aux risques d'accidents majeurs nes de certaines activites industrielles. La commission de Bruxelles a soumis au Conseil europeen une nouvelle directive qui s'appliquera a tout stockage dangereux en portant le nombre des substances visees de sept a vingt-huit. Le Parlement europeen a recemment adopte le rapport Squarcialupi approuvant le projet de directive. En consequence, il lui demande de bien vouloir lui faire connaitre la position de la France vis-a-vis du nouveau projet de directive Seveso dont l'approbation par les Etats europeens interesse au plus haut point l'Alsace et la ville de Strasbourg (pollution du Rhin et projet de creation par le Land de Bad-Wurtemberg d'une usine de traitement de dechets toxiques industriels).
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - La grave pollution accidentelle du Rhin consecutive a un incendie a Bale en 1986 et, plus recemment, les accidents survenus a Nantes ou a Tours ont montre que les installations de stockage de substances dangereuses peuvent engendrer des risques importants, en particulier en cas d'incendie. Les entrepots de produits combustibles, toxiques ou explosibles sont soumis, depuis le 26 septembre 1986, a la legislation des installations classees et ils doivent etre conformes aux prescriptions techniques du 4 fevrier 1987. Comme il l'est rappele, la Communaute europeenne a decide d'etendre le champ d'application de la directive Seveso aux entrepots a risques. La France avait appuye activement cette initiative et elle y est donc tres favorable. Une directive communautaire, en ce sens, vient d'etre adoptee le 24 novembre 1988 (Journal officiel de la CEE du 7 decembre 1988). La France, comme les autres Etats membres, dispose d'un delai de dix-huit mois pour la traduire en termes reglementaires nationaux, et de 30 mois pour identifier et notifier les sites concernes. L'adoption de cette nouvelle directive va seulement necessiter une adaptation de la nomenclature des installations classees. Pour dresser un inventaire des etablissements vises par l'article 5 de cette directive, des instructions seront prochainement adressees aux prefets qui disposeront d'un delai maximal de cinq ans et demi pour realiser une etude des dangers, un plan d'operation interne et faire l'objet d'un plan particulier d'intervention. Les etablissements nouvellement vises par cette directive feront egalement l'objet d'un controle renforce de la part de l'inspection des installations classees.
Auteur : M. Reymann Marc
Type de question : Question écrite
Rubrique : Environnement
Ministère interrogé : environnement
Ministère répondant : environnement
Date :
Question publiée le 14 novembre 1988