Frais pharmaceutiques
Question de :
M. Millet Gilbert
- Communiste
M Gilbert Millet s'adresse a M le ministre de la solidarite, de la sante et de la protection sociale, porte-parole du Gouvernement pour rappeler combien les mesures concernant le remboursement des medicaments a vignette bleue, qui laisse a la charge des malades une participation de 60 p 100, pesent lourdement sur certaines categories d'assures sociaux. Notamment le decret no 86-1377 du 31 decembre 1986 et l'arrete du 30 avril 1987 ne permettent pas l'exoneration de cette participation de 60 p 100 pour les assures titulaires d'une pension d'invalidite, d'une rente d'accident du travail d'un taux egal ou superieur a 66 p 100 ou beneficiaires d'une pension de vieillesse substituee a une pension d'invalidite. Le refus de cette exoneration est oppose par les caisses primaires d'assurance maladie meme dans les cas ou les assures - le plus souvent des personnes agees - eprouvent des difficultes insurmontables pour supporter ces depenses. La notion de « medicaments destines essentiellement au traitement des troubles sans caractere habituel de gravite » ou de « medicaments de confort » ne repose sur aucun critere medical serieux, et va meme a l'encontre de nombreux traitements indispensables aux personnes agees. Il lui demande s'il n'entend pas revenir sur des dispositions qui empechent de nombreux assures sociaux de se soigner correctement et de suivre les prescriptions de leurs medecins.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - L'analyse des resultats du plan de rationalisation des depenses de l'assurance maladie arrete par le precedent gouvernement en novembre 1986 a mis en evidence le poids excessif des depenses de medicaments a vignette bleue laissees a la charge de certaines categories d'assures, parmi lesquelles les personnes les plus demunies ou fragilisees par la maladie qui, en pratique, ne faisaient pas toujours valoir les droits auxquels elles pouvaient pretendre au titre des dispositifs de sauvegarde. Le nouveau dispositif mis en place par le Gouvernement, conformement aux engagements pris par le President de la Republique et apres concertation avec les partenaires sociaux, vise a corriger les effets du plan de rationalisation. L'une des composantes essentielles du nouveau dispositif, entre en vigueur avec la publication des decrets nos 88-915 et 88-916 et des arretes du 7 septembre 1988, concerne le niveau du remboursement des medicaments a vignette bleue pour les malades atteints d'affections de longue duree. En application des dispositions resultant de ces textes, les malades reconnus atteints d'une affection de longue duree, sur liste ou hors liste, ou d'un etat pathologique invalidant au sens du nouvel article 71-4-1 integre au reglement interieur type des caisses primaires d'assurance maladie par l'arrete du 7 septembre 1988, peuvent desormais beneficier du remboursement a 100 p 100, sans condition de ressources, pour les medicaments a vignette bleue prescrits pour le traitement de l'affection a l'origine de l'exoneration.
Auteur : M. Millet Gilbert
Type de question : Question écrite
Rubrique : Assurance maladie maternite : prestations
Ministère interrogé : solidarité,santé et protection sociale,porte-parole du gouvern
Ministère répondant : solidarité,santé et protection sociale,porte-parole du gouvern
Date :
Question publiée le 11 juillet 1988