Question écrite n° 65006 :
Allocations de logement

9e Législature

Question de : M. Grussenmeyer Fran�ois
- Rassemblement pour la République

M Francois Grussenmeyer attire l'attention de M le secretaire d'Etat a la famille, aux personnes agees et aux rapatries sur le retard chronique qu'apportent les pouvoirs publics a la publication annuelle des baremes servant a actualiser les aides au logement et sur ses consequences. La charge financiere afferente au logement represente une part importante du budget des familles. En raison de la non-parution des baremes dans les delais, le reexamen des droits aux allocations s'opere en deux temps, au lieu de se faire au 1er juillet : premiere phase, sur la base d'un calcul provisoire tenant compte des anciens baremes, puis en prenant en consideration les nouveaux textes pour proceder au calcul definitif des allocations de logement. Ces contraintes sont lourdes et couteuses pour la gestion ; elles provoquent des delais de liquidation trop longs qui portent atteinte a l'image de l'institution et mettent en cause la volonte de l'institution d'ameliorer la qualite du service a rendre aux familles. Il lui demande quelle reponse il compte apporter a ce reel probleme pour les familles, couteux pour l'Etat.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - L'actualisation des baremes de l'allocation de logement et de l'aide personnalisee au logement necessite la mise en oeuvre d'une procedure complexe de chiffrages et de consultations entre les differents departements ministeriels concernes, conduite chaque annee avec la plus grande diligence. Il convient de prendre en compte la complexite des elements a analyser avant que n'intervienne la decision du Gouvernement, qui porte sur des masses financieres considerables supportees pour l'essentiel par les budgets de l'Etat et de la securite sociale. Depuis plusieurs annees, compte tenu des contraintes budgetaires, les baremes des aides au logement qui necessitent l'arbitrage du Premier ministre ne sont effectivement arretes qu'a une date posterieure au 1er juillet et les textes reglementaires sont pris dans les plus brefs delais. Des que les decisions de principe sont arretees et que la valeur nouvelle des parametres et variable est connue, la Caisse nationale des allocations familiales et les organismes et services liquidateurs en sont immediatement informes. En 1992, a la suite notamment de l'action du ministere des affaires sociales et de l'integration et du secretariat d'Etat charge de la famille pour reduire le retard, la decision a ete prise un mois plus tot qu'en 1991 et le conseil d'administration de la Caisse nationale d'allocations familiales a ete saisi des textes reglementaires necessaires des le 14 aout dernier. En outre, soucieux de ne pas penaliser les familles allocataires, le Gouvernement a decide cette annee, comme les precedentes, de ne pas proceder au recouvrement des indus nes de la parution tardive des baremes. Les instructions necessaires sont donnees a cet effet aux organismes debiteurs de prestations familiales.

Données clés

Auteur : M. Grussenmeyer Fran�ois

Type de question : Question écrite

Rubrique : Logement

Ministère interrogé : famille, aux personnes âgées et aux rapatriés

Ministère répondant : famille, aux personnes âgées et aux rapatriés

Date :
Question publiée le 7 décembre 1992

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