Antilles : fruits et legumes
Question de :
Mme Stirbois Marie-France
- Non-Inscrit
Les planteurs francais de banane antillaise se trouvent cet automne au bord de la faillite parce que le quota de la banane francaise, fixe sur le marche international ne se trouve plus respecte par un certain nombre de pays tiers. Il est connu que les exploitants francais supportent des charges sociales et fiscales nettement plus elevees que celles en vigueur dans les Etats africains et sud-americains. Recemment, le Gouvernement francais semble avoir pris conscience de la gravite de la situation et s'etre engage a faire respecter sans delai la regle des deux tiers, un tiers, et a mettre en place des mesures de dedommagement. Il s'agit la de faire appliquer simplement la regle de la preference nationale et europeenne afin d'obliger les pays bananiers a respecter le traite de Rome Mme Marie-France Stirbois souhaiterait que M le ministre des departements et territoires d'outre-mer veuille bien lui faire connaitre la teneur des mesures qu'il entend prendre en liaison avec monsieur le ministre de l'agriculture afin de renforcer la vigilance francaise en ce qui concerne la mise en place de l'organisation commune du marche de la banane au 1er janvier 1993.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - Les difficultes qu'a recemment connues la production antillaise de banane etaient effectivement liees aux exportations excessives de l'Afrique, et notamment du Cameroun. Attentifs a cette situation suivie quotidiennement, le ministere des departements et territoires d'outre-mer et le Gouvernement ont pris les mesures appropriees pour resoudre cette crise grave. Les mesures suivantes ont ete annoncees le 26 novembre 1992 par le ministre des departements et territoires d'outre-mer : mise en place de la clause de sauvegarde de la convention de Lome ; extension de l'article 115 aux bananes africaines mises en libre pratique dans d'autres Etats de la CEE ; ouverture de 50 MF de prets bonifies pour les planteurs de bananes et de 100 MF de subvention pour permettre de faire face aux difficultes de tresorerie entrainees par la chute des cours.
Auteur : Mme Stirbois Marie-France
Type de question : Question écrite
Rubrique : Dom-tom
Ministère interrogé : départements et territoires d'outre-mer
Ministère répondant : départements et territoires d'outre-mer
Date :
Question publiée le 7 décembre 1992