Question écrite n° 65406 :
Frais dentaires et frais d'optique

9e Législature

Question de : M. Montdargent Robert
- Communiste

M Robert Montdargent attire l'attention de M le ministre des affaires sociales et de l'integration sur l'insuffisance de la prise en charge par la securite sociale de certaines depenses medicales necessaires. C'est notamment vrai pour ce qui concerne l'optique. Depuis le 4 janvier 1963, la securite sociale rembourse les montures de lunettes sur la base d'un forfait de 18,65 francs. Les verres le sont sur un bareme forfaitaire de 8 a 130 francs. Ces prix sont sans commune mesure avec la realite de 1992 ou le cout d'une paire de lunettes doit etre multiplie par vingt. Le prix des protheses dentaires est egalement sous-evalue. A titre d'exemple, une couronne-bague ordinaire en nickel-chrome (SCP 50) est facturee, selon les dentistes, entre 1 500 et 2 000 francs. Elle est remboursee 528,75 francs par la securite sociale, ce qui est injuste. C'est pourquoi il demande au Gouvernement quelles suites il entend reserver aux relevements des remboursements des protheses optiques et dentaires.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - Pour une partie des frais d'optique, les tarifs de responsabilite sont souvent eloignes des prix demandes aux assures. Les contraintes de l'equilibre financier des regimes obligatoires d'assurance maladie conduisent a privilegier une demarche progressive consistant a etendre les mesures nouvelles aux situations medicales et sociales les plus justifiees. C'est pourquoi un effort particulier a ete entrepris en faveur des enfants, afin de favoriser leur insertion scolaire, par l'arrete du 13 decembre 1989. Cependant, pour les assures qui seraient depourvus de protection sociale complementaire, les organismes d'assurance maladie peuvent toujours prendre en charge sur leurs fonds d'action sanitaire et sociale tout ou partie de la depense restant a leur charge, apres examen de leur situation sociale. Quant aux soins dentaires, le tarif servant de base au remboursement des soins conservateurs et chirurgicaux est opposable aux praticiens conventionnes non titulaires du droit a depassement. En revanche, pour les protheses, comme par exemple les couronnes et les appareils mobiles, les tarifs servant de base au remboursement ne sont pas opposables aux chirurgiens-dentistes, qui doivent neanmoins fixer leurs honoraires « avec tact et mesure ».

Données clés

Auteur : M. Montdargent Robert

Type de question : Question écrite

Rubrique : Assurance maladie maternite : prestations

Ministère interrogé : affaires sociales et intégration

Ministère répondant : affaires sociales et intégration

Date :
Question publiée le 14 décembre 1992

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