Question écrite n° 65960 :
Aides et prets

9e Législature

Question de : M. Inchausp� Michel
- Rassemblement pour la République

M Michel Inchauspe attire l'attention de M le ministre de l'economie et des finances, sur la situation des societes de developpement regional (SDR). Ces societes assurent depuis 1955 leur mission au service des PME-PMI regionales en participant a leur capital ou en apportant les credits a long et moyen terme, necessaires a leurs investissements. Cette mission s'exercait avec un financement dote de la garantie de l'Etat. Or la garantie doit disparaitre sur les operations initiees apres le 1er janvier 1993. Ce retrait apparait d'autant plus etonnant que les SDR payent, a l'instar de l'ensemble des etablissements de credit, les consequences facheuses d'une economie en crise qui se traduit par des difficultes grandissantes des PME-PMI et un nombre croissant de depots de bilan. Ce retrait peut etre extremement prejudiciable a l'activite et au devenir des SDR et par la meme, au financement des PME-PMI regionales. Or, cette garantie est sans doute le concours le plus efficace en terme de cout, a la fois a l'amenagement du territoire et au developpement des PME-PMI regionales, les plus creatrices d'emplois. Il lui demande de revenir sur cette decision qui conduira fatalement les SDR soit a s'atrophier, soit a disparaitre en tant qu'organismes decentralises.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - La garantie de l'Etat sur les emprunts obligataires domestiques de Finansder, organisme commun de refinancement des societes de developpement regional (SDR), avait ete prorogee de maniere exceptionnelle pour trois ans, le 1er janvier 1990, afin de faciliter l'adaptation des SDR a leur nouvel environnement concurrentiel. L'Etat a tres largement aide cette adaptation en accordant aux SDR, outre la prorogation de sa garantie a Finansder jusqu'au 31 decembre 1992, l'acces a des enveloppes de ressources CODEVI a taux privilegies en 1991 pour un montant de 700 MF, 1992 pour 900 MF et 1993 pour 900 MF. Malgre les avantages financiers exceptionnels dont ont beneficie les SDR au cours des dernieres annees, plusieurs d'entre elles sont aujourd'hui dans une situation difficile. Cette situation rend indispensable une restructuration de l'actionnariat des SDR et un redressement de leur gestion. Le Gouvernement est attache a continuer a disposer des instruments regionaux de financement des PME que constituent les SDR. Pour accompagner dans de bonnes conditions la restructuration necessaire du capital des SDR, a un moment ou les PME subissent les contrecoups du ralentissement conjoncturel, il a donc decide de maintenir pour une annee supplementaire la possibilite pour Finansder d'emettre sur le marche obligataire des emprunts garantis par l'Etat. Les montants garantis seront fixes semestriellement. Pour le premier semestre de 1993, Finansder pourra lever des ressources garanties par l'Etat pour un montant maximum de 1 milliard de francs. Ces ressources seront reparties entre les SDR qui auront serieusement entrepris une restructuration de leur actionnariat dans tous les cas ou cela se revele necessaire. Ces ressources garanties, qui viendront s'ajouter au produit de l'important emprunt obligataire de 2 milliards de francs emis avec la garantie de l'Etat en decembre 1992 par Finansder, devront etre exclusivement destinees au financement des nouveaux prets aux PME regionales mis en place en 1993, a l'exclusion du refinancement de la dette anterieure des SDR. Cet effort supplementaire en faveur des SDR, qui vient completer la creation du fonds de garantie a l'investissement de la Sofaris, la mise en place d'une nouvelle enveloppe de ressources CODEVI de 26 milliards de francs et l'allegement de charges de 11 milliards de francs a travers la reduction du decalage d'un mois sur la TVA, temoigne de la volonte du Gouvernement de renforcer les capacites de financement des PME pour 1993.

Données clés

Auteur : M. Inchausp� Michel

Type de question : Question écrite

Rubrique : Entreprises

Ministère interrogé : économie et finances

Ministère répondant : économie et finances

Date :
Question publiée le 28 décembre 1992

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