Charges deductibles
Question de :
M. Mandon Thierry
- Socialiste
M Thierry Mandon appelle l'attention de M le ministre du budget sur les revendications des licencies et preretraites de societes dans lesquelles les cotisations a une mutuelle sont obligatoires. Pendant leurs annees d'activite, les salaries beneficient d'une defiscalisation de leurs cotisations. Depuis la loi no 89-1009 du 31 decembre 1989 parue au Journal officiel du 2 janvier 1990, ils ont la possibilite de conserver cette mutuelle lorsqu'ils quittent l'entreprise. L'obligation d'affiliation tombant cependant, la defiscalisation disparait. Les interesses font cependant remarquer que leur niveau de vie baisse, que leurs cotisations augmentent puisque les mutuelles leur demandent de compenser la part que payait auparavant l'employeur : la persistance de cette defiscalisation leur parait donc justifiee. Il lui demande en consequence son opinion et ses intentions dans ce domaine.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - Seules sont deductibles, pour l'ensemble des contribuables, les cotisations sociales versees dans le cadre d'un regime de prevoyance obligatoire. Tel est le cas des cotisations de securite sociale dont le caractere obligatoire resulte de la loi. C'est egalement en application de ce principe que les salaries peuvent deduire, dans certaines limites, les versements a un regime complementaire de prevoyance rendu obligatoire par une convention collective, un accord d'entreprise ou une decision de l'employeur. L'adhesion individuelle a un systeme facultatif complementaire s'inscrit dans une toute autre perspective : le contribuable decide de consentir librement a des charges immediates qui lui permettront de disposer ulterieurement d'eventuelles prestations supplementaires de son choix. Or, d'une maniere generale, les charges personnelles ne sont pas admises en deduction du revenu imposable ; il ne peut etre envisage de deroger a ce principe pour les cotisations versees a titre facultatif a des mutuelles. Une telle disposition aurait d'ailleurs un cout incompatible avec les contraintes budgetaires actuelles. De plus, cette exception conduirait progressivement a accepter la deduction de l'ensemble des depenses de caractere personnel, ce qui reduirait en definitive l'assiette de l'impot au seul revenu epargne.
Auteur : M. Mandon Thierry
Type de question : Question écrite
Rubrique : Impot sur le revenu
Ministère interrogé : budget
Ministère répondant : budget
Date :
Question publiée le 25 janvier 1993