Question écrite n° 66612 :
Controle technique des vehicules

9e Législature

Question de : Mme Hubert �lisabeth
- Rassemblement pour la République

Mme Elisabeth Hubert appelle l'attention de M le secretaire d'Etat aux transports routiers et fluviaux sur la situation des centres de controle technique automobile et plus particulierement sur les vives inquietudes ressenties par les controleurs et reparateurs d'un certain nombre de departements, a l'annonce de la possible ouverture de centres de controle auxiliaires (dispositions reglementaires : decret no 91-370 du 15 avril 1991 et circulaire du 20 aout 1992). Il semble que l'agrement de tels centres dans les locaux de concessionnaires automobiles ne presente pas les meilleures garanties d'independance, ceux-ci etant a la fois juges et parties. D'autre part, une telle decision, si elle etait prise, ne serait pas sans graves consequences economiques et sociales pour les centres specialises deja existants. En effet, un certain nombre de ces centres connaissent actuellement des difficultes financieres en raison du remboursement de lourdes creances d'investissements et de la baisse conjointe de leur chiffre d'affaires. En consequence, elle lui demande quelles mesures il compte prendre afin d'eviter ce choix dans des departements ou la survie de nombreux emplois en depend.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - Le dispositif de controle technique etait compose, fin janvier 1993, de 2 312 centres specialises conre 515 centres auxiliaires. Si l'on considere qu'une installation auxiliaire n'est ouverte, en general, que deux jours par semaine et ne peut employer qu'un seul controleur, la concurrence de ces centres auxiliaires ne semble pas justifier les alarmes de certains centres specialises. Les prix pratiques par les centres specialises sont, par ailleurs, tout a fait excessifs. La circulaire du 10 aout 1992 a ete concue pour adapter le nombre d'ouvertures de centres auxiliaires a la capacite de controle existante, en permettant un leger surnombre assurant le libre jeu de la concurrence. L'acces au marche restant libre pour les centres specialises, la saturation constatee dans quelques departements s'explique par l'ouverture recente de nouveaux centres venus s'ajouter, en connaissance de cause, dans ce processus concurrentiel. Dans ce contexte, l'application de la circulaire precitee a permis de limiter le nombre d'installations auxiliaires. En effet, la plupart des departements ont atteint le taux de couverture souhaite par les prefets, taux a partir duquel les agrements de ce type d'installation ne sont plus delivres. Par ailleurs, l'independance des centres auxiliaires ne peut etre mise en cause dans la mesure ou les garages qui les abritent ne font que mettre les installations de controle a disposition d'un reseau ; ce reseau delegue un controleur agree qui n'est en aucun cas l'employe du garage, et ne lui est lie par aucun lien de subordination.

Données clés

Auteur : Mme Hubert �lisabeth

Type de question : Question écrite

Rubrique : Circulation routiere

Ministère interrogé : transports routiers et fluviaux

Ministère répondant : transports routiers et fluviaux

Date :
Question publiée le 25 janvier 1993

partager