élection présidentielle
Question de :
M. Jean-Jacques Candelier
Nord (16e circonscription) - Gauche démocrate et républicaine
M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le Premier ministre sur la mise en œuvre du programme du Président de la République. Dans un document intitulé « le changement c'est maintenant, mes 60 engagements pour la France », François Hollande détaillait ses engagements de campagne. Il souhaite connaître les suites qui ont été données à l'engagement n° 58.
Réponse publiée le 5 avril 2016
S'agissant des pays de la rive sud de la Méditerranée, le Président de la République a effectué en 2012 et 2013 trois visites d'Etat au Maghreb qui ont permis de renforcer considérablement les relations bilatérales de la France avec l'Algérie, le Maroc et la Tunisie dans tous les domaines. En particulier, le Président de la République a marqué la solidarité de la France envers la transition démocratique tunisienne lors de la cérémonie d'adoption de la constitution, le 7 février 2014. Elle a lancé un plan de soutien à la Tunisie d'un milliard d'euros sur cinq ans porté par l'Agence française de développement. Dans le domaine économique, de nombreux partenariats de coproduction industrielle ont été lancés, tels que l'implantation de Renault et de Peugeot en Algérie et au Maroc. Au niveau régional, la France soutient le Dialogue 5+5, qui réunit les dix pays du pourtour de la Méditerranée occidentale, et dont la France a pris la co-présidence. Depuis 2012, le Président de la République a défendu et promu, dans les relations entre la France et l'Afrique, la démocratie, la bonne gouvernance et la transparence économique. Ces principes sont complémentaires de l'attachement de la France à la solidarité avec les pays africains, au plan sécuritaire comme au plan du développement économique. Le sommet de l'Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique de décembre 2013 a souligné l'importance que l'Afrique maîtrise pleinement son destin en assurant par elle-même sa propre sécurité. La France a démontré son soutien aux solutions portées par l'Afrique, en accueillant un sommet régional, en mai 2014, associant les pays impliqués dans la lutte contre le groupe Boko Haram, ainsi qu'un sommet africain en marge des négociations climatiques de la COP21. Par ailleurs, elle se tourne vers ce continent dans son ensemble : le Président de la République s'est notamment rendu au Nigeria, en Afrique du sud et en Angola. A l'occasion des Sommets de Kinshasa en 2012 et de Dakar en 2014, la France a soutenu le renouvellement de la Francophonie autour de deux grands objectifs : consolider la démocratie dans l'espace francophone et encourager l'émergence d'une Francophonie économique. Elle reste le meilleur soutien et le premier contributeur financier de l'Organisation internationale de la Francophonie et des opérateurs de la Francophonie. La France et l'OIF interviennent régulièrement ensemble en soutien au règlement pacifique des différends, à la démocratie, et à l'Etat de droit. Initiative française, la stratégie économique pour la Francophonie a été adoptée lors du Sommet de Dakar en 2014. La France place toujours la promotion de la langue française au cœur de sa politique étrangère : les montants engagés de l'AFD dans le secteur de l'éducation et de la formation en Afrique francophone sont passés de 36 millions d'euros en 2009 à 322 millions d'euros en 2014. Une réforme de l'aide à la scolarité pour les français expatriés a été mise en place en 2012, sur la base du rapport parlementaire Colot-Joissains de novembre 2010, afin d'établir un système de bourses plus lisible, plus équitable et permettant une maîtrise de la dépense. Fondé sur un quotient familial et un indice de parité des pouvoirs d'achat, le nouveau dispositif prend en compte la réalité des ressources des familles. Dans le droit fil de la réforme de la représentation des Français à l'étranger, les conseils consulaires de bourses disposent d'un rôle d'appréciation des situations des familles et de modulation des aides.
Auteur : M. Jean-Jacques Candelier
Type de question : Question écrite
Rubrique : Élections et référendums
Ministère interrogé : Premier ministre
Ministère répondant : Affaires étrangères
Dates :
Question publiée le 30 décembre 2014
Réponse publiée le 5 avril 2016
