• M. Philippe Bolo
    Date : lundi 26 mai 2025
    Cible : Sur l'ensemble du texte

    La proposition de loi sur le droit à l’aide à mourir a fait l’objet de débats qui ont mis en évidence les clivages entre opposants et soutiens au texte. Situation peu ordinaire dans le cadre de l’examen d’un texte de loi, j’ai été destinataire de nombreux témoignages, reçus par lettres ou courriels d’habitants de la circonscription attentifs à ce débat sociétal. J’ai bien pris connaissance des arguments de celles et de ceux qui m’ont témoigné leur soutien au projet de loi, autant que de celles et de ceux qui m’ont manifesté leur désaccord avec le texte.

    Les défenseurs du projet de loi fondent leur argumentaire sur le droit fondamental des individus à disposer de leur vie en cas de souffrances insupportables et incurables, en phase avancée ou terminale d’une maladie, tandis que les opposants y perçoivent d’importants risques de dérive.

    Bien que le texte prévoie des conditions strictes pour accéder à l’aide à mourir, et bien que je comprenne les souffrances exprimées par celles et ceux qui ont accompagné des situations de détresse morale de malades souhaitant mettre fin à l’inhumanité de leurs vies, je mesure l’immense responsabilité que représente mon vote en cas de dérives du projet de loi. En particulier, je n’ai pas été convaincu par les arguments avancés pour garantir que des personnes vulnérables ne soient pas poussées à demander l’aide active à mourir. Face à cette éventualité, insupportable du point de vue éthique et moral, j’ai fait le choix de ne pas voter en faveur du projet de loi, lui préférant un vote pour le développement des soins palliatifs.

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  • Pour répondre aux légitimes inquiétudes des maires et de nombreux propriétaires riverains face au déploiement anarchique des antennes-relais de téléphonie mobile, je plaide en faveur d’une concertation entre élus, habitants et préfecture en matière d’installation.

    En l’état actuel du droit, l’implantation de ces dispositifs échappe au contrôle des élus locaux.

    L’article 17 vise le louable objectif de faciliter l’essor de projets industriels et d’infrastructures en la matière. Mais c’est sans compter les nombreuses dérives des opérateurs, motivés par une logique commerciale jusqu’à ignorer la réalité patrimoniale de nos territoires.

    Les villages du Rouret et de Tourrettes-sur-Loup dans les Alpes-Maritimes, sont illustratifs de cette problématique et font l’objet d’une multiplication d’antennes d’une hauteur de plus de 25 mètres.

    L’installation d’une future antenne 5G à Tourrettes-sur-Loup est même prévue dans une zone classée Natura 2000, en dépit de légitimes aspirations environnementales.

    Ce projet est pensé en l’absence de toute concertation avec les élus placés devant le fait accompli et les services des préfectures.

    Mutualiser les sites ou les pylônes comme le préconise la proposition de loi n°354 déposée par ma Collègue Sénatrice Patricia Demas doivent être les objectifs à atteindre.

    Aussi, le texte doit prendre en compte l’ensemble de ces éléments, y intégrant des objectifs d’intégration environnementale et paysagers.

    Il est également souhaitable qu’une consultation citoyenne puisse être envisagée et que les maires soient dotés de prérogatives fortes rationalisant, par une mutualisation des installations, l’implantation de ces antennes et enfin, que leur soit permis d’engager une procédure contradictoire auprès de l’Arcep.

    J’invite le Gouvernement à suivre ces préconisations. Il y va de la préservation de nos territoires par un déploiement responsable de ces technologies.

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