Question écrite n° 16334 :
Transport ferroviaire et désenclavement du Sud Luberon

17e Législature

Question de : Mme Catherine Rimbert
Vaucluse (5e circonscription) - Rassemblement National

Mme Catherine Rimbert attire l'attention de M. le ministre des transports sur la nécessité d'un véritable désenclavement ferroviaire du Sud Luberon dans le cadre du plan « performance ferroviaire des Alpes du Sud ». Territoire rural dynamique mais insuffisamment desservi, le Sud Luberon souffre d'un enclavement croissant en matière de mobilité, qui pénalise directement les déplacements du quotidien des habitants, l'accès à l'emploi, aux études, aux soins et aux services publics. Alors même que les besoins de mobilité augmentent sous l'effet de la croissance démographique du bassin de vie, les habitants demeurent largement dépendants de l'automobile, faute d'une offre ferroviaire lisible, coordonnée et adaptée. Le plan « performance ferroviaire des Alpes du Sud », qui ambitionne de renforcer l'efficacité et l'attractivité du rail dans le quart sud-est du pays, suscite à ce titre de fortes attentes dans le Sud Luberon. Or plusieurs élus locaux, usagers et acteurs économiques s'interrogent sur la place réellement accordée à ce territoire dans les perspectives d'amélioration des dessertes et des correspondances ferroviaires. La situation de la gare de Mirabeau, porte d'entrée stratégique du Sud Luberon vers les bassins d'emploi d'Aix-en-Provence, de Marseille et d'Avignon, illustre les difficultés persistantes liées à des correspondances insuffisamment optimisées, à des temps de trajet dissuasifs et à une faible interconnexion avec les autres modes de transport. Dans un contexte de transition écologique et de lutte contre les fractures territoriales, le désenclavement du Sud Luberon ne saurait demeurer un angle mort des politiques de mobilité. Aussi, elle lui demande quelles améliorations concrètes le Gouvernement entend engager, dans le cadre du plan « performance ferroviaire des Alpes du Sud », afin de renforcer l'accessibilité ferroviaire du Sud Luberon, notamment par une amélioration des correspondances, une meilleure articulation des horaires, une revalorisation des gares de proximité et une desserte plus efficace des habitants de ce territoire rural aujourd'hui insuffisamment connecté aux grands pôles régionaux.

Réponse publiée le 28 juillet 2026

Le Gouvernement est très soucieux de l'offre et de la qualité des services ferroviaires proposés aux usagers et conscient de l'importance des lignes de desserte fine du territoire, dites « petites lignes », pour la vitalité de nos territoires et en particulier des zones rurales. Aussi, à l'occasion du comité interministériel sur les Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2030 (JOPH 2030) dans les Alpes françaises du 27 juin 2025, le Premier ministre a confirmé l'engagement fort de l'État, en annonçant un plan d'investissement de 520 millions d'euros cofinancés par l'État et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur pour moderniser les infrastructures ferroviaires et routières. Le volet ferroviaire de ce plan, doté de 342 millions d'euros pris en charge à 90 % par l'État et la région, permettra en particulier la modernisation de la ligne Marseille-Briançon, projet dit « Performance Ferroviaire des Alpes du Sud ». Ainsi, la rénovation de 150 km de voie permettra une amélioration significative du temps de parcours, de 4h45 actuellement à 3h40, et une meilleure robustesse de son exploitation pendant et après les JOPH 2030. S'agissant de la réouverture de la gare de Mirabeau ou de l'organisation des services ferroviaires, il s'agit de TER organisés par la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et desservant, au Sud du Luberon, Pertuis, sur la ligne Pertuis – Aix en Provence – Marseille, et, à l'Ouest, Cavaillon, sur la ligne Avignon – Marseille. L'offre de transport, comprenant notamment la fréquence et les horaires de ces trains, voire de services de substitution routière, est définie par la région, en tant qu'autorité organisatrice des trains d'intérêt régional, compte tenu de l'analyse qu'elle fait des besoins de mobilité, des contraintes opérationnelles qu'elle étudie avec l'entreprise ferroviaire et le gestionnaire d'infrastructure, ainsi que des arbitrages financiers qui lui appartiennent. L'État, en application du principe de libre administration des collectivités territoriales, n'intervient pas dans ces choix. 

Données clés

Auteur : Mme Catherine Rimbert

Type de question : Question écrite

Rubrique : Transports ferroviaires

Ministère interrogé : Transports

Ministère répondant : Transports

Dates :
Question publiée le 23 juin 2026
Réponse publiée le 28 juillet 2026

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