Maladie de Lyme
Publication de la réponse au Journal Officiel du 10 mars 2026, page 2173
Question de :
M. Christophe Naegelen
Vosges (3e circonscription) - Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
M. Christophe Naegelen attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l'accès aux soins, sur la maladie de Lyme. Cette maladie, appelée également la borréliose de Lyme, est transmise à l'être humain à la suite d'une piqûre de tique infectée par la bactérie borrelia. Selon une étude menée par l'organisme de recherche « Réseau Sentinelle », la maladie de Lyme affectait près de 39 100 patients en 2023. Malheureusement, les symptômes sont pluriels et régulièrement assimilés à d'autres maladies, ce qui rend le diagnostic difficile à établir. Ainsi, la Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT) explique que de nombreux patients sont victimes d'une erreur de diagnostic. Or un diagnostic tardif entraîne le risque d'une persistance des symptômes pendant plusieurs années. De plus, en février 2025, la Haute Autorité santé (HAS) a actualisé ses recommandations et reconnaît l'existence du syndrome post-borréliose, qui désigne la persistance des symptômes après le traitement antibiotique. Elle fait également état d'un manque de connaissances scientifiques, notamment sur la prise en charge et le diagnostic de la maladie de Lyme. Ainsi, au vu du nombre de personne touchées et de la complexité du diagnostic, il est nécessaire d'améliorer les connaissances médicales pour la prise en charge de la borréliose de Lyme. Il lui demande donc de lui indiquer si des évolutions législatives sont prévues sur le dépistage et les soins liés à la maladie de Lyme.
Réponse publiée le 10 mars 2026
Le ministère en charge de la santé et les agences sanitaires sont pleinement mobilisés pour la reconnaissance et la prise en charge efficace des maladies transmissibles par les tiques. Un temps essentiel de cette démarche est celui du diagnostic. La haute autorité de santé met à disposition un guide structurant le parcours de soins du patient en cas de suspicion de borréliose de Lyme. À l'issue de cette démarche diagnostique rigoureuse, validée par des pratiques fondées sur des preuves, la prise en charge est précisément adaptée à l'état du patient. Les recommandations de bonne pratique clinique publiées en février 2025 intègrent un état des lieux exhaustif des traitements validés par des essais cliniques rigoureux. Le ministère a également soutenu la structuration d'un réseau national d'expertise avec la création en 2019 des Centres de référence des maladies vectorielles liées aux tiques (CRMVT). Répartis par grandes zones géographiques, ces centres ont pour mission de coordonner la prise en charge des cas complexes, de former les professionnels de santé, d'animer un réseau et de participer activement à des projets de recherche clinique. Ils jouent ainsi un rôle structurant dans l'amélioration des connaissances sur les maladies vectorielles à tiques et l'évaluation des stratégies diagnostiques et thérapeutiques. Les données recueillies au sein des CRMVT sur le territoire métropolitain permettent également d'en apprendre plus sur les personnes atteintes de symptômes au long cours. Par ailleurs, le ministère accorde une grande importance à la recherche sur les maladies infectieuses émergentes. La création, en 2021, de l'agence nationale de recherche sur le sida, les hépatites et les maladies infectieuses émergentes témoigne de cet engagement. Plusieurs programmes de recherche consacrés aux maladies vectorielles à tiques sont ainsi soutenus, avec pour objectif de faire progresser les connaissances et les traitements au bénéfice des patients.
Auteur : M. Christophe Naegelen
Type de question : Question écrite
Rubrique : Maladies
Ministère interrogé : Santé et accès aux soins
Ministère répondant : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
Renouvellement : Question renouvelée le 6 janvier 2026
Dates :
Question publiée le 24 juin 2025
Réponse publiée le 10 mars 2026