Format de l'épreuve de mathématiques du diplôme national du brevet
Question de :
Mme Christelle D'Intorni
Alpes-Maritimes (5e circonscription) - Union des droites pour la République
Mme Christelle D'Intorni appelle l'attention de Mme la ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur la nécessité de repenser le format de l'épreuve de mathématiques du diplôme national du brevet, afin d'en rehausser le niveau. En effet, l'enquête PISA de 2023 fait état d'une baisse drastique du niveau des élèves français en mathématiques, lesquels sont à peine situés dans la moyenne de l'OCDE, avec un score en recul par rapport aux précédentes évaluations. Dans ce contexte, l'épreuve de mathématiques au diplôme national du brevet est régulièrement critiquée pour son faible niveau d'exigence et son incapacité à refléter les compétences attendues en fin de cycle 4. Cette épreuve repose principalement sur des exercices d'application, peu propices au raisonnement, à la modélisation ou à l'usage de connaissances transversales. De nombreux enseignants déplorent qu'elle ne joue plus son rôle de repère national ni d'outil pertinent pour l'orientation des élèves. À titre de comparaison, plusieurs pays européens ont déjà engagé des réformes significatives: au Royaume-Uni, l'examen de mathématiques du GCSE propose plusieurs niveaux de difficulté, une notation plus fine et des exercices contextualisés, ou encore en Irlande, le Junior Cycle intègre une part d'évaluation continue par projets, favorisant l'acquisition de compétences complexes et transversales. Face à la désaffectation croissante des filières scientifiques en France, il semble plus qu'urgent de réformer l'évaluation des mathématiques dès le collège, afin de mieux stimuler les élèves, renforcer l'acquisition des savoirs fondamentaux et faire en sorte que le diplôme du brevet reflète fidèlement les compétences réelles des élèves afin d'en rehausser l'exigence et d'éclairer les choix d'orientation des élèves. En définitive, elle sollicite des éclaircissements quant aux actions que le Gouvernement envisage de prendre afin de réformer le brevet et notamment son épreuve de mathématiques afin que celle-ci soit adaptée aux enjeux contemporains de l'éducation nationale.
Réponse publiée le 7 avril 2026
Le ministère de l'éducation nationale est pleinement mobilisé pour élever le niveau des élèves, notamment en mathématiques. À compter de la session 2026, les modalités d'attribution du diplôme national du brevet évoluent afin de rehausser l'ambition pour tous. Le poids des épreuves terminales est renforcé, le contrôle continu repose sur l'évaluation des disciplines, et la fin des correctifs académiques, accompagnée de la mise en place de commissions d'harmonisation, garantit davantage de transparence et d'équité. S'agissant de l'épreuve terminale de mathématiques, les résultats des évaluations nationales et internationales ont conduit à en renforcer le niveau d'exigence, en cohérence avec le Plan mathématiques au collège. Les exercices conduisent désormais les candidats à mobiliser l'ensemble des compétences mathématiques : chercher, modéliser, représenter, raisonner, calculer et communiquer. L'épreuve comprend une première partie consacrée aux automatismes, sans calculatrice, et une seconde dédiée au raisonnement et à la résolution de problèmes. Ce modèle se retrouve pour l'épreuve anticipée de mathématiques passée en fin de première des voies générale et technologique à compter de juin 2026. La seconde partie peut intégrer des situations issues de la vie courante ou d'autres disciplines. L'évaluation valorise également la clarté, la rigueur des raisonnements et la qualité de la rédaction. Ces évolutions visent à redonner au diplôme national du brevet toute sa valeur, en le rendant plus juste et plus exigeant, afin de mieux accompagner la progression de tous les élèves en mathématiques.
Auteur : Mme Christelle D'Intorni
Type de question : Question écrite
Rubrique : Examens, concours et diplômes
Ministère interrogé : Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche
Ministère répondant : Éducation nationale
Dates :
Question publiée le 7 octobre 2025
Réponse publiée le 7 avril 2026