Question de : Mme Valérie Bazin-Malgras
Aube (2e circonscription) - Droite Républicaine

Mme Valérie Bazin-Malgras attire l'attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les conséquences de la récente réforme du complément mode de garde (CMG) pour les familles et pour les assistantes maternelles. En effet, cette réforme mise en œuvre par les décrets n° 2025-514 et n° 2025-515 instaure un nouveau mode de calcul de l'aide, difficile à comprendre pour de nombreux usagers. Dans la pratique, cette modification entraîne une réduction significative du soutien financier accordé à de nombreuses familles, surtout celles de la classe moyenne dont les deux parents travaillent et qui ont besoin d'un mode de garde avec des horaires étendus, qui se tournent vers des assistantes maternelles dont les horaires sont plus flexibles. Le nouveau mode de calcul engendre un effet de seuil brutal et injuste pour une partie des foyers français, ces Français qui travaillent et qui ont besoin de cette aide pour concilier vie personnelle et professionnelle. Cet impact négatif se répercute également sur les assistantes maternelles qui vont perdre des contrats, car certaines familles seront contraintes de changer de mode de garde. Face à ce constat, elle lui demande si le Gouvernement envisage d'établir un plancher d'aide plus équitable pour les familles qui travaillent et pour les assistantes maternelles, qui jouent un rôle primordial pour de nombreux parents et qui sont présentes sur tout le territoire, notamment dans les zones rurales qui ne doivent pas être les oubliées de cette réforme.

Réponse publiée le 7 juillet 2026

La réforme du Complément de libre choix du mode de garde (CMG), prévue par la loi n° 2022-1616 du 23 décembre 2022 de financement de la sécurité sociale pour l'année 2023, modifie notamment le mode de calcul de la prestation afin d'augmenter le soutien financier aux parents qui ont des besoins d'accueil importants ou des revenus modestes.  En effet, depuis le 1er septembre 2025, le mode de calcul s'adapte d'une part au nombre d'heures d'accueil dont la famille a besoin puisque chaque heure d'accueil est prise en compte dans le calcul (horairisation) et d'autre part aux ressources des parents (linéarisation). Le montant de CMG perçu par les familles est proportionné à l'importance de leur besoin de recours au mode de garde, ce qui constitue une aide supplémentaire importante pour les parents qui travaillent et ont un besoin de recours important.  Par ailleurs, la règle d'un reste à charge minimal de 15% de la dépense et l'existence d'un montant maximal de CMG sont supprimés par la réforme, ce qui permet également de renforcer le soutien financier accordé aux familles.  Depuis le 1er septembre 2025, les familles monoparentales peuvent également bénéficier du CMG jusqu'aux 12 ans de leur enfant. Enfin, depuis le 1er décembre 2025, chaque parent en résidence alternée pourra bénéficier du CMG. L'ensemble de ces nouveaux droits représente une aide supplémentaire d'environ 600 millions d'euros par an en faveur des familles.

Données clés

Auteur : Mme Valérie Bazin-Malgras

Type de question : Question écrite

Rubrique : Prestations familiales

Ministère interrogé : Travail, santé, solidarités, familles, autonomie et personnes handicapées

Ministère répondant : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées

Dates :
Question publiée le 14 octobre 2025
Réponse publiée le 7 juillet 2026

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