Vigilance et solutions pour lutter contre la grippe aviaire
Question de :
Mme Sandra Delannoy
Nord (3e circonscription) - Rassemblement National
Mme Sandra Delannoy interroge Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur l'augmentation rapide des cas de grippe aviaire sur le territoire français. En effet, le risque est passé en quelques jours de « modéré » à « élevé », une évolution qui montre la gravité de la situation et l'urgence d'agir pour protéger les élevages. Au regard de ce niveau d'alerte, il est désormais obligatoire de confiner toutes les volailles dans des bâtiments fermés ou sous filets afin d'éviter tout contact avec les oiseaux sauvages et de limiter la propagation du virus IAHP qui circule activement sur toute la France. Elle lui demande donc par quel moyen elle compte aider les aviculteurs à lutter contre la maladie de leurs animaux et s'il y a des risques de répercussions pour les volailles et produits dérivés qui seront consommés pendant les fêtes de fin d'années.
Réponse publiée le 25 août 2026
Le ministère chargé de l'agriculture suit avec la plus grande attention l'évolution de la situation sanitaire liée à l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP). En octobre 2025, le passage du niveau de risque de « modéré » à « élevé » sur l'ensemble du territoire métropolitain a traduit, entre autres, une circulation active du virus au sein de l'avifaune sauvage migratrice et justifiait la mise en œuvre immédiate de mesures de prévention renforcées. Dans ce contexte, l'obligation de mise à l'abri des volailles visait à éviter tout contact avec les oiseaux sauvages et à limiter les risques d'introduction du virus dans les élevages. Ces mesures s'inscrivaient dans une stratégie globale reposant avant tout sur l'application rigoureuse des règles de biosécurité, qui constituent la pierre angulaire de la prévention des maladies animales. Leur efficacité repose sur la vigilance quotidienne et l'engagement de l'ensemble des professionnels de la filière. En complément indispensable de la biosécurité, la France a déployé depuis l'automne 2023 une stratégie vaccinale inédite contre l'IAHP, ciblée sur les élevages de canards, représentant plus de 60 millions d'animaux vaccinés chaque année. Cette vaccination permet de réduire significativement l'excrétion virale, de limiter les risques de diffusion du virus en élevage et de contribuer au maintien de la production avicole. La situation sanitaire demeure ainsi maîtrisée grâce à la combinaison de ces dispositifs. L'État accompagne depuis trois ans les éleveurs dans la mise en œuvre de cette stratégie. S'agissant de la consommation des volailles et des produits dérivés, il convient d'apporter un message clair de réassurance aux consommateurs : l'IAHP ne se transmet pas à l'homme par la consommation de viandes ou de produits issus de volailles. Les animaux présentant des signes cliniques ou issus de foyers infectés sont systématiquement exclus des circuits de commercialisation, et les volailles mises sur le marché proviennent d'élevages soumis à des contrôles sanitaires stricts. Les produits avicoles consommés peuvent ainsi l'être en toute sécurité, dans le respect des règles habituelles d'hygiène alimentaire.
Auteur : Mme Sandra Delannoy
Type de question : Question écrite
Rubrique : Élevage
Ministère interrogé : Agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire
Ministère répondant : Agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire
Dates :
Question publiée le 11 novembre 2025
Réponse publiée le 25 août 2026