Avenir des écoles rurales et de montagne
Publication de la réponse au Journal Officiel du 20 octobre 2026, page 9785
Question de :
M. Joël Aviragnet
Haute-Garonne (8e circonscription) - Socialistes et apparentés
M. Joël Aviragnet attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'avenir des écoles rurales et de montagne. La réduction des inégalités sociales et territoriales passe par un renforcement de l'action pédagogique et éducative dans les territoires ruraux et de montagne, dont plusieurs sont confrontés à des baisses structurelles des effectifs du premier degré et pour lesquels l'existence d'une offre éducative de qualité et de proximité est un enjeu essentiel de l'attractivité et du développement économique et social local. Il apparaît primordial à M. le député d'insister sur la proximité de ces écoles, centre de vie des villages. Aujourd'hui, afin de mutualiser les moyens, une communication du rectorat de la Haute-Garonne laisse entendre les bienfaits futurs de regroupement d'école en dénigrant les classes à multiples niveaux et en laissant entendre le conditionnement des subventions d'investissement (DETR, fonds vert, etc.) pour rénover les écoles. M. le député est contre cette mutualisation à marche forcée qui veut créer des grands ensembles scolaires au détriment de l'existant. Il est contre toute forme de chantage qui empêcherait les élus de mener leur projets en toute indépendance. Aussi, il lui demande quelle est sa position et celle du Gouvernement concernant cette situation.
Réponse publiée le 20 octobre 2026
Le Gouvernement partage le constat selon lequel l'École constitue, dans les territoires ruraux et de montagne, un service public essentiel, au cœur de la vie locale et de l'attractivité des territoires. L'organisation du réseau scolaire s'inscrit donc dans une logique d'aménagement du territoire, tenant compte des bassins de vie, des temps de transport et des spécificités locales. C'est dans cette logique que le ministère de l'éducation nationale a lancé une démarche pluriannuelle d'élaboration de la carte de l'offre scolaire, associant étroitement les élus locaux. Expérimentée dans 18 départements, elle vise à construire une vision à long terme face à la baisse démographique, et à garantir durablement l'accessibilité de l'École. Les évolutions du maillage scolaire, quand elles sont nécessaires, sont appréciées dans une approche globale conciliant qualité de l'enseignement, proximité de l'offre et conditions d'apprentissage. Dans le cadre du plan France Ruralités, le Gouvernement a engagé un dialogue territorial autour des observatoires des dynamiques rurales (ODR), copilotés par le préfet et le DASEN. Une instruction interministérielle de janvier 2026 a généralisé ces instances, désormais appelées ODRT, à tout le territoire. En Haute-Garonne, cette dynamique existe depuis 2024. Le ministère accompagne aussi les territoires ruraux via les territoires éducatifs ruraux (TER), organisés autour de trois priorités : orientation et ambition des élèves, santé et bien-être, accès à la culture. Trois TER sont aujourd'hui engagés en Haute-Garonne. Enfin, la loi n° 2026-797 du 18 août 2026 pour une montagne vivante et souveraine, soutenue par le Gouvernement, vise à renforcer la concertation avec les collectivités sur la scolarisation, en tenant compte des conditions d'enseignement, des dynamiques démographiques et des projets d'aménagement locaux. Par le dialogue territorial et le développement de projets éducatifs structurants, le Gouvernement entend garantir un maillage scolaire cohérent et adapté aux réalités rurales et de montagne, dans le respect des compétences des collectivités.
Auteur : M. Joël Aviragnet
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement maternel et primaire
Ministère interrogé : Éducation nationale
Ministère répondant : Éducation nationale
Renouvellement : Question renouvelée le 23 juin 2026
Dates :
Question publiée le 3 mars 2026
Réponse publiée le 20 octobre 2026
