Prise en charge du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)
Question de :
M. René Lioret
Côte-d'Or (5e circonscription) - Rassemblement National
M. René Lioret attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), une pathologie qui touche une femme sur huit en France et qui demeure, malgré son ampleur, largement ignorée des politiques publiques de santé. Alors qu'une mission d'information sur les causes et les conséquences de la baisse de la natalité est actuellement menée à l'Assemblée nationale et que le Président de la République évoque régulièrement la nécessité d'un « réarmement démographique », le SOPK demeure trop souvent absent des débats publics, alors même qu'il figure parmi les premières causes d'infertilité féminine. Dans la vie quotidienne, le SOPK se manifeste par de nombreux symptômes invalidants et douloureux, dont les répercussions sont importantes sur la vie personnelle, psychologique, professionnelle et sociale des femmes qui en sont atteintes. Pourtant, cette maladie hormonale reste largement méconnue. À ce jour, les causes précises de ce dérèglement ne sont pas clairement établies et la recherche reste insuffisamment développée. Les traitements proposés visent principalement à atténuer les symptômes, sans traiter la pathologie en elle-même. De nombreuses femmes rapportent la même expérience : une errance médicale, un diagnostic tardif et des difficultés d'accès à une prise en charge adaptée. Cette non-reconnaissance empêche une prise en charge adaptée et systématique des soins et contribue donc à précariser le plus d'un million de Françaises atteintes du SOPK. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour assurer la reconnaissance médicale et institutionnelle du SOPK, pour encourager la recherche dédiée à cette maladie et pour garantir une meilleure prise en charge des patients.
Auteur : M. René Lioret
Type de question : Question écrite
Rubrique : Maladies
Ministère interrogé : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
Ministère répondant : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
Date :
Question publiée le 14 avril 2026