Dégradation de l'accès à la gynécologie médicale sur le territoire
Question de :
Mme Colette Capdevielle
Pyrénées-Atlantiques (5e circonscription) - Socialistes et apparentés
Mme Colette Capdevielle attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur le secteur de la gynécologie médicale, qui connaît de grandes difficultés liées au manque d'effectifs. Entre 1984 et 2003, la discipline avait été supprimée, privant de nombreuses femmes de soins spécialisés. En rétablissant la gynécologie médicale, l'État s'était engagé à réparer les dommages causés en reconstruisant la spécialité par la formation et le déploiement sur l'ensemble du territoire. Malgré les alertes répétées des professionnels et des associations, les faits contredisent ces engagements : en 2025, seuls 80 postes ont été ouverts et 867 gynécologues médicaux exerçaient pour 34 millions de femmes (contre 1 945 en 2007). De surcroît, aucun spécialiste n'était présent dans près de 10 départements. Par conséquent, les délais d'attente peuvent durer des mois et de nombreuses femmes renoncent aux soins. Ces chiffres affectent directement la santé des femmes. Les diagnostics de cancer, d'endométriose ou encore d'IST sont fortement retardés. Cette situation est d'autant plus critique dans les territoires ruraux et périurbains qui souffrent de désertification médicale. Dans ce contexte, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à la mise en œuvre de mesures concrètes pour garantir l'accès des femmes à des soins spécialisés et ce, sur l'ensemble du territoire.
Auteur : Mme Colette Capdevielle
Type de question : Question écrite
Rubrique : Santé
Ministère interrogé : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
Ministère répondant : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
Date :
Question publiée le 19 mai 2026