Question écrite n° 15487 :
Reconnaissance de la lutte contre l'obésité comme Grande cause nationale

17e Législature

Question de : M. Max Mathiasin
Guadeloupe (3e circonscription) - Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires

M. Max Mathiasin appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les dangers avérés du surpoids et de l'obésité pour l'ensemble de la population française et notamment ultramarine. Le surpoids et l'obésité prédisposent aux maladies métaboliques, chroniques, cardiovasculaires, à plusieurs cancers et peuvent donc réduire l'espérance de vie. De plus, ils ont des répercussions sur la vie quotidienne et sont trop souvent source de complications physiques et de souffrances psychologiques. Dans les territoires ultramarins, le surpoids et l'obésité affectent une part encore plus importante de la population que dans l'Hexagone. Selon Santé publique France, le taux d'obésité en Guadeloupe est de 24 %, contre environ 17 % dans l'Hexagone et 13,5 % des adultes y déclarent un diabète, contre 7 % dans l'Hexagone, avec un pic à 34 % chez les 70-79 ans. Il lui demande si elle envisage de faire d'attribuer le label de Grande cause nationale à la lutte contre l'obésité.

Réponse publiée le 15 septembre 2026

Le ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées est pleinement mobilisé dans la lutte contre le surpoids et l'obésité qui fait l'objet d'un engagement constant et structuré du Gouvernement à travers le Programme national nutrition santé (PNNS). Depuis sa création, le PNNS constitue le socle de la politique de prévention nutritionnelle, visant à améliorer la santé de l'ensemble de la population par l'alimentation et l'activité physique, tout en agissant activement pour réduire les disparités territoriales. Ces inégalités sociales en nutrition sont en effet plus prononcées en Outre-mer qu'en Hexagone. Elles se traduisent notamment par une prévalence plus élevée de l'obésité dans les territoires ultramarins. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation, en particulier les consommations alimentaires des populations ultramarines, qui s'avèrent être de moins bonne qualité nutritionnelle qu'en Hexagone. Face aux défis spécifiques des territoires ultramarins, et notamment de la Guadeloupe, le Gouvernement déploie des actions ciblées pour tenir compte des habitudes de consommation locales et renforcer la qualité nutritionnelle de l'offre alimentaire. L'adoption en avril 2026 du nouveau PNNS 5 (2026-2030) renforce cette dynamique. Ce nouveau plan intègre des mesures fortes et concrètes, tant transversales que spécifiquement dédiées aux Outre-mer, notamment via la signature d'accords collectifs avec les acteurs économiques pour réduire les teneurs en sel, sucres et acides gras saturés des aliments, ou encore par le déploiement renforcé de programmes nutritionnels au sein des établissements scolaires ultramarins. Enfin, l'action 11 du PNNS 5 vise précisément à faire de la prévention du surpoids et de l'obésité chez l'enfant une grande cause nationale d'ici 2030. Le Gouvernement réaffirme ainsi sa détermination à amplifier la mobilisation de tous les acteurs au service de la santé des populations de l'Hexagone et des Outre-mer.

Données clés

Auteur : M. Max Mathiasin

Type de question : Question écrite

Rubrique : Santé

Ministère interrogé : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées

Ministère répondant : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées

Dates :
Question publiée le 26 mai 2026
Réponse publiée le 15 septembre 2026

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