Reconnaissance des pratiques d'esport à dimension physique
Question de :
M. Didier Le Gac
Finistère (3e circonscription) - Ensemble pour la République
M. Didier Le Gac attire l'attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la reconnaissance des pratiques d'esport à dimension physique. Un habitant de sa circonscription a saisi M. le député de la situation de l'Esports Virtual Arenas (EVA), une pratique mêlant activité physique et jeu vidéo en réalité virtuelle et qui, à ce jour n'est pas reconnue par le ministère des sports. Son interlocuteur souligne que cette absence de reconnaissance a des conséquences concrètes. L'EVA ne figurant pas dans le tableau de référence des pratiques sportives du ministère, certains comités d'entreprise ne sont pas en mesure de proposer une prise en charge financière de cette activité au bénéfice de leurs salariés et de leurs enfants. Or, en associant activité physique et univers vidéoludique, le soutien aux esports pourrait contribuer à encourager la pratique sportive de certains publics, notamment des jeunes, et participer ainsi à la lutte contre la sédentarité. Le ministère indique d'ailleurs sur son site internet que l'esport constitue un enjeu important, notamment au regard des liens entre sport et esport ainsi que des questions de protection des publics. Dans ce contexte, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de faire évoluer les critères de reconnaissance des activités sportives afin de mieux prendre en compte les pratiques hybrides associant activité physique et outils numériques. Il lui demande également si une évolution du tableau de référence du ministère est envisagée afin d'y intégrer, le cas échéant, ce type de discipline.
Réponse publiée le 6 octobre 2026
L'esports virtual arenas (EVA) n'est pas reconnue à ce jour comme une discipline sportive. Conformément aux articles L. 131-1 et suivants du code du sport, une discipline est reconnue comme sportive lorsqu'elle répond à des critères de performance physique, de règles fédérales structurées et détient une finalité compétitive organisée. Or, l'EVA semble relever avant tout d'une activité ludique, dont les efforts physiques ne visent pas primordialement la performance athlétique au sens des disciplines sportives agréées. Il convient à ce titre de noter qu'aucune association nationale fédérant les acteurs proposant une pratique de l'EVA n'a sollicité l'agrément ministériel « sport ». Conformément à l'article L. 131-14 du code du sport, la ministre chargée des sports a accordé à des fédérations sportives, par arrêté du 22 décembre 2025, la délégation à des fédérations sportives pour plusieurs disciplines relevant du e-sport et notamment : le e-basket à la fédération française de basketball ; le cycling e-sport à la fédération française de cyclisme ; l'e-chess à la fédération française des échecs ; l'e-foot à la fédération française de football ; l'e-sailing à la fédération française de voile ; l'e-planneur à la fédération française de vol en planneur. Cette délégation a été accordée aux fédérations qui respectaient les critères suivants : le respect de la définition commune d'e-discipline : l'e-discipline concerne toute discipline ayant pour support un jeu vidéo de simulation sportive et pouvant impliquer une activité physique conjointe avec l'utilisation d'outils numériques ; la garantie que la fédération demandeuse a engagé des échanges avec l'éditeur de jeu vidéo et que celui-ci a donné son accord pour l'utilisation du jeu lors de compétitions officielles, voire qu'un partenariat entre la fédération et l'éditeur a été conclu ; La fédération doit avoir détaillé sa stratégie de développement autour de l'e-discipline : objectif du développement de l'e-discipline (captation de nouveaux licenciés, captation de nouvelles ressources financières, etc.), règles de compétitions, circuit de compétitions organisé.
Auteur : M. Didier Le Gac
Type de question : Question écrite
Rubrique : Sports
Ministère interrogé : Sports, jeunesse et vie associative
Ministère répondant : Sports, jeunesse et vie associative
Dates :
Question publiée le 28 juillet 2026
Réponse publiée le 6 octobre 2026
