Déploiement de la Stratégie nationale sport-santé 2025-2030
Question de :
M. Jean-Michel Brard
Loire-Atlantique (9e circonscription) - Horizons & Indépendants
M. Jean-Michel Brard appelle l'attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur le déploiement effectif de la Stratégie nationale sport-santé 2025-2030 en faveur des seniors dans les territoires ruraux et littoraux, notamment dans le pays de Retz. La Stratégie nationale sport-santé (SNSS) 2025-2030 fait de la prévention de la perte d'autonomie l'un de ses cinq objectifs prioritaires et le réseau des maisons sport-santé (MSS) compte aujourd'hui près de 600 structures opérationnelles, soutenues par une délégation annuelle de 6 millions d'euros aux délégations régionales académiques à la jeunesse, à l'engagement et aux sports (DRAJES). L'activité physique adaptée (APA) prescrite sur ordonnance aux personnes atteintes de maladies chroniques ou confrontées à une perte d'autonomie et l'action du tissu associatif de proximité constituent, à ses côtés, les piliers du sport-santé. Dans le pays de Retz, territoire rural et littoral de Loire-Atlantique marqué comme beaucoup de territoires par un vieillissement démographique, l'éloignement des pôles urbains et une desserte en transports en commun parfois limitée, l'offre reste pourtant inégalement répartie. Les habitants des communes rurales de la Communauté de communes du pays de Retz, doivent souvent parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour accéder à la maison sport-santé la plus proche, implantée à Nantes ou à Saint-Nazaire, tandis que les communes littorales connaissent une forte saisonnalité de la population, les résidences secondaires accentuant les besoins en période estivale. Pourtant, le territoire dispose d'atouts réels : les clubs de marche nordique et de gymnastique douce de Pornic, Saint-Brevin-les-Pins, Paimboeuf ou Bourgneuf-en-Retz, les chemins de randonnée du Parc naturel régional de Brière et du sentier du littoral, ainsi que des actions portées par la communauté de communes, l'UVF et le CIAS, ou encore l'antenne locale de la CPAM montrent qu'une offre de proximité est possible et attendue. Le dispositif des « bus sport-santé » et des actions délocalisées évoqués par le ministère serait particulièrement pertinent dans ces communes où les distances et les difficultés de mobilité limitent l'accès à une offre adaptée. Aussi, il lui demande de lui indiquer les moyens que le Gouvernement entend consacrer, sur le territoire du pays de Retz et des zones rurales et littorales comparables, à l'implantation d'antennes délocalisées ou de structures mobiles rattachées aux maisons sport-santé de Loire-Atlantique, ainsi que les modalités prévues pour articuler la prescription d'activité physique adaptée avec les communautés professionnelles territoriales de santé, les professionnels de santé libéraux et les maisons de santé pluridisciplinaires du territoire, qui en constituent souvent le premier point d'accès. Il l'interroge également sur les conditions dans lesquelles les crédits délégués annuellement aux DRAJES pourraient bénéficier aux associations sportives du pays de Retz proposant des activités adaptées aux seniors, ainsi que sur la manière dont le bilan intermédiaire de la SNSS prévu en 2028 et le rapprochement des données de pratique avec celles portant sur les hospitalisations consécutives aux chutes et la prise en charge de la perte d'autonomie, en lien avec l'ARS et le département, permettront de mesurer concrètement l'effet du sport-santé sur le recul de la dépendance dans les territoires ruraux.
Auteur : M. Jean-Michel Brard
Type de question : Question écrite
Rubrique : Santé
Ministère interrogé : Sports, jeunesse et vie associative
Ministère répondant : Sports, jeunesse et vie associative
Date :
Question publiée le 6 octobre 2026
