Mise en oeuvre du programme EVARS
Question de :
M. Hubert Brigand
Côte-d'Or (4e circonscription) - Droite Républicaine
M. Hubert Brigand attire l'attention de Mme la ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur les préoccupations exprimées par des familles de sa circonscription au sujet du programme éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS). En effet, certains aspects du programme d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, qui vise à permettre aux élèves de mieux comprendre leur corps, d'appréhender la relation à l'autre et de se préparer à la vie affective et familiale, leur font craindre la négation de la place des familles dans cet enseignement qui touche à l'intime. En outre, elles lui ont fait part de leur préférence pour une approche qui serait centrée en priorité sur la qualité des relations, l'amour au sens large, tout en prévenant des risques. C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment le Gouvernement entend répondre aux attentes exprimées par ces familles.
Réponse publiée le 28 octobre 2025
L'éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (EVARS) se fonde sur les valeurs humanistes de liberté, d'égalité et de tolérance, de respect de soi et d'autrui. Cette éducation promeut des relations respectueuses et l'égalité de considération et de dignité. Le programme EVARS, publié au BOENJS du 6 février 2025, se décline en deux volets : « l'éducation à la vie affective et relationnelle » à l'école maternelle et élémentaire et « l'éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité » au collège et au lycée. Il s'inscrit dans une vision égalitaire et respectueuse. Ce programme s'inscrit en cohérence avec de nombreux textes internationaux (comme la convention internationale des droits de l'enfant) et le cadre législatif français. Les contenus utilisés dans le cadre de ces séances sont strictement pédagogiques, adaptés à chaque âge et dans le respect de l'intimité corporelle et psychique des élèves, de leur rythme de croissance et de développement. Par ailleurs, il vise à favoriser chez les élèves une entrée positive dans la sexualité et des comportements responsables pour leur santé et celles des autres ainsi qu'à construire une culture de l'égalité, notamment entre les filles et les garçons. Le programme d'éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité vise à développer chez les élèves leur capacité à prendre des décisions constructives face à des situations présentant un risque, telles que les rapports sexuels non protégés. Cet apprentissage contribue à ce que les élèves puissent appréhender leur sexualité de manière responsable et sûre. L'EVARS ne se substitue pas au rôle éducatif premier des familles mais apporte une information et des connaissances fondées sur des faits scientifiques et les droits humains. D'ailleurs, le préambule du programme rappelle que cette éducation s'effectue en complément du rôle des parents et des familles des élèves. Les parents sont informés des modalités de mise en œuvre de l'éducation à la sexualité en milieu scolaire par la participation des représentants de parents aux instances des écoles et établissements scolaires. Enfin, selon des modalités laissées à l'initiative de chaque école et établissement, les parents d'élèves sont informés des objectifs d'apprentissage annuels. Le ministère chargé de l'éducation nationale reste attentif aux préoccupations exprimées par les familles et veille à une mise en œuvre d'une éducation à la sexualité respectueuse et conforme aux valeurs républicaines.
Auteur : M. Hubert Brigand
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement
Ministère interrogé : Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche
Ministère répondant : Éducation nationale
Dates :
Question publiée le 18 mars 2025
Réponse publiée le 28 octobre 2025