Santé mentale des jeunes - Phobies scolaires
Question de :
M. Matthieu Marchio
Nord (16e circonscription) - Rassemblement National
M. Matthieu Marchio attire l'attention de Mme la ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur les difficultés croissantes rencontrées par les élèves souffrant de phobie scolaire, dont la prise en charge reste largement insuffisante au sein du système éducatif. Le cas d'une jeune fille de 14 ans résidant dans la circonscription de M. le député illustre cette problématique. Confrontée à une phobie scolaire sévère, diagnostiquée par des professionnels de santé, elle se trouve dans l'incapacité de suivre une scolarité classique. Pourtant, malgré l'avis médical et les recommandations des spécialistes, elle ne peut pas bénéficier d'un aménagement adapté pour passer son brevet des collèges ni intégrer une structure alternative qui lui permettrait de poursuivre sa scolarité dans des conditions adaptées. Cette situation est symptomatique d'un problème plus large : la prise en charge des troubles anxieux et de la phobie scolaire en France reste lacunaire, alors même que la santé mentale des jeunes ne cesse de se dégrader. Le manque de dispositifs dédiés et l'absence de solutions adaptées aux examens placent ces élèves et leurs familles dans une impasse, compromettant leur avenir scolaire et accentuant leur détresse psychologique. M. le député demande donc à Mme la ministre quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour assurer une meilleure prise en charge des élèves souffrant de phobie scolaire, notamment en garantissant un accès systématique aux aménagements nécessaires pour les examens et en développant des solutions alternatives pour leur scolarité. Il lui demande également si une réforme du cadre réglementaire des aménagements aux examens est envisagée afin de mieux répondre aux besoins spécifiques de ces élèves.
Réponse publiée le 28 octobre 2025
La circulaire du 8 décembre 2020 relative à l'organisation de la procédure et adaptations et aménagements des épreuves d'examen et concours pour les candidats en situation de handicap précise la procédure à suivre pour formuler une demande d'aménagements d'examen. Ainsi, un candidat qui dispose d'aménagements de scolarité formalisés dans un plan d'accompagnement personnalisé (PAP), un plan d'accueil individualisé (PAI) ou un projet personnalisé de scolarisation (PPS) conforme, peut formaliser sa demande en procédure simplifiée. Les aménagements d'examen accordés seront cohérents avec les aménagements de scolarité, en conformité avec le règlement de l'examen présenté. Un candidat qui ne disposerait pas de PAP, PAI ou PPS peut également faire une demande d'aménagements d'examen, mais en ayant recours à la procédure complète, avec un avis médical. Cette jeune fille de 14 ans confrontée à une phobie scolaire peut donc tout à fait demander des aménagements d'examen pour la passation de son diplôme national du brevet (DNB), en procédure simplifiée ou complète, selon sa situation. Pour le DNB, la demande peut être faite dès la classe de quatrième et jusqu'à la date limite d'inscription à l'examen. Il existe de nombreux aménagements possibles, en fonction des besoins des candidats. Les familles peuvent prendre contact avec le chef d'établissement ou les services du rectorat, pour connaître la procédure à suivre et envisager les aménagements d'examen nécessaires.
Auteur : M. Matthieu Marchio
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement
Ministère interrogé : Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche
Ministère répondant : Éducation nationale
Dates :
Question publiée le 25 mars 2025
Réponse publiée le 28 octobre 2025