Question de : M. Patrick Hetzel
Bas-Rhin (7e circonscription) - Droite Républicaine

M. Patrick Hetzel appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique au sujet des taxes additionnelles aux droits d'enregistrement. Certaines communes voient leurs recettes relatives aux taxes additionnelles aux droits d'enregistrement varier à la baisse d'une façon disproportionnée, ce qui ne correspond pas aux estimations faites par leurs propres services financiers. Dans les faits, les communes ont une visibilité sur les montants reversés, mais ne connaissent pas le montant total engendré pour la ville, ni le décalage qu'il peut y avoir entre la date de génération des droits et leur versement par la Trésorerie à la ville. Alors que l'État perçoit et reverse des taxes qui reviennent de droit aux communes, il semble légitime que ces dernières puissent être informées du montant qui leur est dû, avec des explications quant au calcul réalisé par l'État pour arrêter le montant dû. Certaines collectivités s'étant rapprochées de la direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) pour connaître les montants de recettes sur les derniers exercices, il leur a été indiqué que « la DGFIP n'a pas de moyen de fournir l'information souhaitée sur les droits d'enregistrement ». C'est-à-dire qu'elle ne sait pas rendre compte du montant de taxes perçu ni expliquer comment elle calcule les montants reversés à la collectivité. Cette réponse est incompréhensible et inquiétante. Aussi, il souhaite savoir comment sont liquidées et gérées les taxes additionnelles aux droits d'enregistrement par la DGFIP. Par ailleurs, il lui demande s'il est prévu que la DGFIP puisse rendre compte aux collectivités de la gestion et du reversement juste de ces droits.

Réponse publiée le 16 septembre 2025

La mission fiscale exercée par les services de la direction générale des finances puibliques (DGFiP) permet d'assurer, au bénéfice des collectivités locales et de l'État, le recouvrement des droits perçus sur les mutations d'immeubles ou de droits immobiliers. Les variations à la hausse ou à la baisse des recettes relatives aux taxes additionnelles aux droits d'enregistrement sont étroitement liées aux ventes réalisées sur le territoire de la commune. Les notaires calculent et collectent les droits de mutation pour le compte de l'État et des collectivités au vu des actes qu'ils authentifient auprès de leurs clients, puis déposent dans le délai d'un mois ces actes accompagnés du paiement des droits au service de publicité foncière compétent pour enregistrement et publication au fichier immobilier. L'affectation budgétaire des sommes dues au titre de ces actes et résultant de la liquidation des droits est effectuée par le service le jour de la réception de l'acte, ou impérativement le lendemain. Il est précisé que le calcul des taxes additionnelles aux droits d'enregistrement ou à la taxe de publicité foncière et exigibles sur les mutations à titre onéreux au profit des communes ou au profit du fonds de péréquation repose sur les articles 1584 et 1595 bis du code général des impôts (CGI). La comptabilité des services de publicité foncière et de l'enregistrement est tenue par la DGFiP dans l'application informatique de gestion Fidji, et les recettes comptabilisées dans cette application sont fléchées au moyen de codes dédiés de la nomenclature de Médoc, application de comptabilité auxiliaire pour la fiscalité des professionnels et des particuliers. L'application Fidji n'étant pas directement interfacée à Chorus, ses opérations comptables suivent le schéma de centralisation comptable de l'application Médoc. Un fichier quotidien des recettes pour chaque poste comptable est véhiculé dans les flux quotidiens de l'application Médoc à destination de l'application Chorus. Les états comptables produits permettent d'identifier, pour chaque attributaire, le cumul journalier des recettes versées ventilé par nature de droits. C'est ainsi que les recouvrements comptabilisés dans Fidji sont centralisés dans Chorus, ce qui permet leur reversement au fil de l'eau au poste comptable gestionnaire de la commune bénéficiaire de la recette. L'encaissement est transféré automatiquement au service de gestion comptable de la commune bénéficiaire qui informe les collectivités en vue de l'émission du titre de recette. Enfin, il est précisé que les recouvrements alimentant un fonds de péréquation (communes de moins de 5 000 habitants non classées stations de tourisme) font l'objet, sur la base d'un arrêté préfectoral annuel, d'un reversement aux communes bénéficiaires, via avis de règlement de recettes, adressés aux postes assurant la gestion comptable et financière de ces dernières.

Données clés

Auteur : M. Patrick Hetzel

Type de question : Question écrite

Rubrique : Finances publiques

Ministère interrogé : Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique

Ministère répondant : Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique

Dates :
Question publiée le 10 juin 2025
Réponse publiée le 16 septembre 2025

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